VFLI investit les silos de la région

Depuis le début de l’été, VFLI a repris à Fret SNCF la desserte de plusieurs silos de la région Rhône-Alpes, à savoir ceux d’Heyrieux (38) et Voreppe (38) sur la ligne Lyon-Grenoble, ainsi que ceux situés en gare de St André de Corcy et de Villars les Dombes (01), sur la ligne des Dombes Lyon-Bourg en Bresse. Concrètement, les trains entiers sont acheminés depuis le Nord du pays par une BB 37000 accouplée à une BB 75000, nécessaire pour la desserte terminale des voies non électrifiées des silos. Pour assurer ces trafics, un contingent de 37000 et de 75000 ont été louées par Akiem , filiale de location d’engins moteur de la SNCF, à VFLI. Ces engins n’ont pas reçu de livrée particulière, pas plus qu’un quelconque logo VFLI, ce qui fait qu’ils passent pour le moins inaperçus, si l’on est pas au courant !

Concrètement, pour prendre l’exemple des silos de la Dombes, la rame est manoeuvrée et chargée/déchargée dans la journée et repart dès les manoeuvres finies, alors qu’avec les dessertes SNCF, la rame stationnait jusqu’à 2 à 3 jours sur les voies de l’embranchement pour St André (retour en soirée pour Villars). Depuis le début des marches VFLI, le silo de St André a reçu 2 rames courant août, tandis que celui de Villars a été livré 3 fois (2 mercredis à 15 jours d’intervalle + 1 lundi). Par contre, la SNCF conserve aussi une desserte des silos de Villars pour des céréales à destination de l’Italie, dans les marches habituelles (livraison de la rame vide en tout début de matinée, retour de la rame chargée le soir entre l’avant-dernier et le dernier TER pour Bourg).

< On peut quand même s’interroger sur la pérennité des dessertes de ces silos par la SNCF, quand on voit que VFLI arrive à obtenir des sillons pour le retour des rames chargées en pleine journée, alors que les trains SNCF ne rentrent sur Bourg et Ambérieu qu’en toute fin de journée, une fois que les TER ont quasi fini de circuler… 2 poids 2 mesures entre la maison mère et sa filiale Fret, ou bien alors cela préfigure-t-il l’avenir du Fret dans la région, voire dans le pays ?